J’aimerai parler sur ce blog d’éducation, mais d’éducation sous un angle bien particulier.
Le principe de base, c’est de se dire que l’école ne prépare pas nos enfants à ce qui va arriver.
On en est je pense tous à peu près convaincu.
L’École ne nous permet pas de développer ce qu’on appelle le mindset, c’est à dire l’état d’esprit, et ne nous permet pas de nous préparer à la société telle qu’elle évolue.
La première question qui me semble importante:
Quelle qualité souhaiteriez vous transmettre à votre enfant pour qu’il réussisse dans la vie ?
La question mérite réflexion. Prenez bien le temps d’y réfléchir.
Moi, de mon côté, c’est clairement l’adaptabilité.
On sait qu’on est dans une société où tout va bouger.
On sait que les emplois changent rapidement.
Une légende dit que 85% des jobs qui seront là dans 30 ans n’existent pas encore.
On sait que nos enfants vont être confrontés à énormément d’insécurité.
Le concept de CDI va peu à peu disparaître au profit d’une culture de la débrouille, du cumul des activités.
Dans ce contexte, il est vital d’adapter dès le départ, d’adopter dès le départ un état d’esprit d’adaptabilité, d’ouverture au changement.
Cette force qui permet de rebondir rapidement, de ne pas baisser les bras.
Oui mais comment l’inculquer ?
J’ai découvert récemment un point commun avec les créateurs de 2 projets que j’affectionne tout particulièrement.
– Le film Les pépites & Christian des Pallières
– Le projet Nus & Culotés & Nans Thomasey
Ces 2 projets sont marqués par l’adaptabilité, l’ouverture à l’inconnu, la capacité à sortir de sa zone de confort.
– Pour Pépites, Christian a décidé de partir avec toute sa famille au Cambodge pour construire un orphelinat. L’ouverture au changement l’adaptabilité est juste incroyable
– Pour Nus & Culotés, 2 comparses, Nans Thomasey et Guillaume Mouton décident de se créer des sauts dans l’inconnu, en partant littéralement nus, mais avec l’ambition de faire quelque chose de grand ( Prendre un chocolat avec le roi des belges, boire un thé avec un Lord anglais).
Qu’est ce qui a poussé ces personnes, a à ce point être ouvert à l’adaptabilité, au changement.
En creusant j’ai découvert qu’au niveau de l’enfance de Christian Des Pallières et de Nans Thomasey, il y a eu un moment fort douloureux lié à l’insécurité.
Pour Nans Thomasey, il a découvert en rentrant de l’école sa maison en feu.
Expérience extrêmement éprouvante. Très rapidement, une solidarité s’est construite pour conjurer ce malheur. Les gens du village les ont hébergés, et Nans affirme avoir vécu une période très heureuse entouré de la bienveillance des autres. Il raconte, que suite à cet événement il a réalisé comme tout pouvait se reconstruire rapidement, et comme l’esprit humain est bien incapable de prédire ce qui le rend malheureux. Il explique que Nus et Culotés, c’est au final l’envie de reproduire ce petit moment de bonheur, en se mettent en danger, en acceptant de vivre des moments difficiles pour ensuite s’ouvrir aux autres et au partage.
Pour Christian des Pallières, même combat, issu d’une famille aisée, son château a brûlé, et il a tout perdu. Il explique lui même dans les Pépites, comme ce jour il a pris conscience qu’il était libre, et que quand les biens matériels disparaissent, il reste toujours l’essentiel : le partage et l’ouverture aux autres.
Bon vous savez maintenant ce qu’il reste à faire… Attendre l’après midi. Brûler votre maison. Tout faire pour que ce soit vos petites têtes blondes qui découvre ce malheur au retour de l’école…
A vous de jouer.
Bon, ok va peut être falloir songer à d’autres manières de connecter cette compétence comportemental avec une expérience à vivre…
2 bons exemples :
Richard Branson. Il raconte que quand il était petit a été sciemment abandonné dans une forêt par sa maman. Une maman responsable car, elle lui a tout de même donner quelques consignes : » Débrouille toi, et bon courage mon Richounet d’amour ! ».
On imagine que Maman a quand même suivi de loin les aventures de son jeune prodige.
L’idée est en tout cas excellente : Développer la débrouillardise, l’adaptabilité de son enfant, en le confrontant à des pertes de repères.
Kevin Kelly. Fondateur de Wired, Kevin est un personnage haut en couleur. Sorti des études, il raconte qu’il a été vivre une expérience d’exil sans argent en chine. L’objectif : Toucher le fond… Et réaliser que quand on perd tout, on est toujours là, et parfois même plutôt heureux… Une bien belle idée pour apprendre à prendre des risques, de s’enlever toute peur de la chute, en tombant vite. On sait que c’est souvent la peur de l’échec, qui nous enlève tout goût du risque et donc qui nous amène à rester camper sur sa sécurité #0-adaptabilité.
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