« On devient adulte le jour où on perd ses parents. »
Cette phrase me travaille.
Je crois qu’on le devient aussi un peu avant.
Il y a un âge où nos parents sont les plus grands dans la pièce.
Ils connaissent le chemin… Ils ont toujours une réponse.
Enfin, on croit ça 😊
Puis on part.
On appelle.
On revient à Noël, aux vacances.
Et entre deux visites, le temps fait son travail en silence.
Un jour, on remarque qu’ils marchent un peu moins vite.
Qu’ils se fatiguent plus vite.
On les voit vieillir par intermittence.
Aujourd’hui, quand je leur amène mes enfants, je ne reste jamais très loin.
Doucement, les rôles s’inversent.
Ceux qui veillaient sur nous ont parfois besoin qu’on veille sur eux.
Alors peut-être qu’on devient vraiment adulte un peu avant de perdre ses parents, le jour où l’on comprend qu’ils ne seront pas toujours les plus grands dans la pièce.
