Il y a des lieux dans lesquels on a beaucoup vécu.
La cour de récré de primaire.
La maison d’enfance.
Les bureaux du premier CDI.
Pendant un temps, on y avait nos habitudes, notre place, nos repères.
On est parti… Et le lieu, lui, a continué.
Quelqu’un dormira peut-être dans la chambre de mon enfance cette nuit.
Quelqu’un travaille à mon ancien bureau.
Des enfants jouent encore au policier et au voleur dans la cour de récré de mon enfance.
On aime croire qu’on laisse une empreinte partout où l’on passe.
Mais souvent, les lieux nous survivent très bien.
Ils accueillent d’autres vies. D’autres habitudes. D’autres histoires.
