Cet été, je teste les vacances « molles » :
Je travaille un peu…
Mais plus assez pour savoir quel jour on est.
C’est drôle comme, le reste de l’année, on compartimente le temps.
Il y a cinq jours, puis deux.
Ça s’appelle une semaine.
Il y a avant 8 h 30, après 18 heures, et puis le reste.
Ça s’appelle une journée de travail.
Et puis il y a le pays du temps dilaté.
Celui où les contours deviennent flous,
où les frontières entre les jours disparaissent.
On se lève quand on veut.
On ne sait plus très bien si c’est mardi ou dimanche.
Le temps n’avance plus en cases.
Il coule.
Et on se laisse porter.
Ça s’appelle les vacances.
